Archipel 2016

Mécaniques immobiles
Archipel 2016
© Archipel 2016

C’est un concert exceptionnel que propose Archipel pour son ouverture. L’Orchestre de la Suisse Romande participe pour la première fois à notre festival et marque par là son engagement dans la création. Matthias Pintscher est le premier des grands chefs et compositeurs que nous invitons conjointement avec l’orchestre. Mar’eh, son concerto pour violon, joué par le grand Renaud Capuçon, accompagne Fauré, Dvorak, et Stille und Umkehr de Bernd Alois Zimmermann, dont le Ré obstiné, rythmé par la caisse claire, annonce la mort et la renaissance de la musique au-delà de la modernité. (10 et 11.3 20h, Victoria Hall)

Ce rêve de faire de la musique un objet suspendu, comme hors du temps, miroitant

et figé, est aussi l’idéal de Ligeti. Il faut toute la sensibilité musicale de Ludovic Morlot à la tête de la Geneva Camerata et David Greilsammer au piano pour faire ainsi léviter la musique. Ce concert en trompe-l’oreille nous fait découvrir deux jeunes artistes américains: le Colombien Idrobo et le New Yorkais Mincek, qui reprennent à leur manière, virtuose et décalée, les folles mécaniques immobiles de Ligeti. (19.3 20h, Alhambra)

C’est le sens aussi du concert des Swiss Chamber Soloists, qui proposent un subtil mélange de créations – Holliger, Dayer, Platz – et de références classiques – Mozart, Haydn – autour de l’énigmatique et cristallin armonica de verre. (11.3 18h, Ansermet)

Marc Texier