Ji Youn Kang

machi-nory  (2013)  #17mn — première suisse
pour disklavier

L'un des aspects les plus intéressants du Disklavier constitue ses prouesses communicatives. L'instrument ne se contente pas de recevoir des signaux MIDI (dans ce cas, à partir d'un ordinateur), il peut également envoyer des informations. Cela m'a inspirée à profondément réfléchir au processus d’autoreproduction, le Disklavier pouvant jouer par lui-même. Une telle situation se distingue fondamentalement de l'envoi de données performatives à un ordinateur préprogrammé. Ce qui permet au compositeur, en particulier dans le domaine

de l’électronique en temps réel, de construire une forme et une structure musicales à l'aide de l'ordinateur. La rétroaction est interrogeable; à la fois en ce qui concerne les données requises pour jouer le Disklavier et les sons produits, y compris en ce qui concerne le piano «familier» et d’autres sons (mécaniques). Je crois qu’une telle idée peut être le point de départ à l’amélioration des caractéristiques du Disklavier en tant qu’instrument «auto- jouable».

Ji Youn Kang
Traduit de l'anglais par Orane Dourde