La partition s’intitule «… réside dans le mandala, la céleste demeure, qui est la nature du corp purifié».
C’est en Inde du Nord en 2006 que j’ai assisté à des rituels de purification dans les monastères boudistes tibétains. Mon travail est influencé par cette expérience. Les fameux cors bas, les tungchens, les hautbois à quatre notes magnifiquement rauques, les cymbales reconnaissables, tous ces instruments et plus, étaient joués par les moines dans d’émouvantes séances pleines de danse du lama, de chants, et d’actions rituelles.
Il y a dans la purification, une sauvagerie féroce, comme si les bonnes énergies servaient à purger les tendances égocentriques. Il y a également une grande joie de vivre. Et du calme.
Le corps, lorsqu'il est mu par les chants, commence à vibrer et chauffer à différents points de chakra et «chante» intérieurement. Comme s’il était «éclairé» par le son.